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ChatGPT formation vulgarisation IA

Ce que j’ai appris en donnant des formations sur ChatGPT

30 juin 2026

J’ai donné des formations sur ChatGPT à des publics vraiment différents : des professionnels, des responsables d’organisations sportives, des personnes retraitées puis des voisins qui voulaient simplement comprendre de quoi tout le monde parlait.

Au début, comme beaucoup de formateurs, j’avais tendance à vouloir en montrer beaucoup. Je trouvais l’outil impressionnant, puis je voulais que les participants voient toute l’étendue des possibilités. Avec le temps, je me suis rendu compte qu’une bonne formation ne dépend pas du nombre de fonctionnalités présentées. Elle dépend surtout de la capacité à relier l’outil à la vraie vie du monde dans la salle.

Voici les apprentissages que je retiens.

Les exemples concrets valent mieux que les longues définitions

Il est utile d’expliquer brièvement ce qu’est un modèle de langage. Mais honnêtement, la personne comprend vraiment ChatGPT lorsqu’elle voit l’outil transformer une tâche qu’elle connaît déjà.

Dans une organisation sportive, les exemples les plus parlants concernaient :

  • les communications aux clubs;
  • les procès-verbaux;
  • les calendriers;
  • les listes de vérification;
  • la planification d’activités;
  • la préparation de documents.

Pour un public retraité, les usages se rapprochaient davantage de la vie quotidienne : comprendre un document, reformuler un message, comparer des options ou organiser des informations.

Le principe est le même : partir d’un besoin familier.

Une formation générique produit des résultats génériques

Dire que ChatGPT peut « augmenter la productivité » reste abstrait. Montrer comment il peut préparer le brouillon d’une communication aux parents rend la valeur immédiatement visible.

Avant une formation, j’essaie donc de comprendre :

  • les documents produits par le groupe;
  • les tâches répétitives;
  • le vocabulaire du milieu;
  • les outils déjà utilisés;
  • les risques propres au contexte;
  • le niveau réel des participants.

Ce que je retiens, c’est que trois bons exemples adaptés au groupe apportent souvent plus de valeur que dix fonctionnalités présentées trop vite.

Les participants ont besoin d’une méthode réutilisable

Une démonstration impressionnante peut être difficile à reproduire le lendemain.

Je fournis donc une structure simple :

  • le résultat souhaité;
  • le public visé;
  • le contexte;
  • les faits disponibles;
  • les contraintes;
  • le format de réponse.

Les participants peuvent réutiliser cette structure pour un courriel, un résumé, un plan ou une procédure.

L’objectif est qu’ils puissent reconstruire la démarche sans mémoriser une formule magique.

Moins de questions ouvertes peut parfois améliorer l’atelier

J’aime les formations interactives, mais tous les groupes ne souhaitent pas parler devant les autres. Dans une formation à distance, de longues questions ouvertes peuvent créer des silences qui ralentissent le rythme.

J’ai appris à varier les formes de participation :

  • sondage rapide;
  • choix entre deux exemples;
  • réaction dans le clavardage;
  • démonstration suivie d’une question précise;
  • période de questions réservée;
  • exercice individuel court.

Ça m’a demandé un petit ajustement comme formateur, parce que j’aime l’échange. Mais l’adaptation au groupe compte plus que le respect rigide de mon scénario pédagogique.

La confidentialité doit être intégrée aux exemples

Présenter la Loi 25 dans un bloc théorique ne suffit pas. Les participants doivent voir comment elle influence un geste réel.

Lorsqu’on prépare un courriel, je montre comment retirer les noms. Lorsqu’on analyse un tableau, je demande quelles colonnes sont réellement nécessaires. Lorsqu’on résume une réunion, je distingue les notes générales des informations confidentielles.

La prudence devient alors une méthode de travail plutôt qu’un avertissement oublié.

Automatiser la rédaction ne signifie pas automatiser l’envoi

Plusieurs personnes souhaitent utiliser ChatGPT pour répondre automatiquement aux courriels. Je préfère généralement une approche où l’IA prépare un brouillon et où une personne conserve la décision finale.

Le courriel représente l’organisation. Il peut contenir une promesse, une information sensible ou une nuance relationnelle que l’outil ne comprend pas complètement.

On peut gagner du temps sans abandonner le contrôle.

Il faut montrer les erreurs

Une démonstration où tout fonctionne parfaitement peut donner une mauvaise impression de fiabilité. Puis de toute façon, avec l’IA, il arrive assez souvent qu’une démo décide de moins bien fonctionner justement au moment où tout le monde regarde. Aussi bien en faire un apprentissage.

Je montre aussi :

  • une réponse trop longue;
  • une information inventée;
  • un tableau mal interprété;
  • une image contenant une erreur;
  • un résultat qui respecte la forme, mais manque l’objectif.

Les participants apprennent alors à questionner l’outil plutôt qu’à se laisser convaincre par son ton.

La progression sur plusieurs rencontres est très efficace

Une série de formations permet aux participants d’expérimenter entre les séances. Ils reviennent ensuite avec de vraies questions :

  • Pourquoi ma demande a-t-elle produit un résultat vague?
  • Comment conserver le même ton?
  • Est-ce que je peux utiliser un document interne?
  • Comment transformer cette réponse en fichier?
  • Quand devrais-je choisir un autre outil?

Ces questions donnent accès aux difficultés réelles, celles qu’une démonstration unique ne révèle pas.

L’objectif n’est pas l’effet « wow »

Une image générée ou un document produit en quelques secondes attire l’attention. Mais le véritable succès d’une formation se mesure plus tard.

Une personne a-t-elle amélioré une tâche? Sait-elle vérifier une réponse? Protège-t-elle mieux les informations? Peut-elle expliquer à un collègue quand l’outil est pertinent?

Je résume souvent cette approche avec trois mots :

  • Valeur : est-ce que l’outil aide réellement?
  • Vigilance : quels sont les risques?
  • Validation : comment vérifier le résultat?

Conclusion

Dans le fond, les formations sur ChatGPT les plus utiles sont concrètes, adaptées puis honnêtes sur les limites de l’outil.

Il ne suffit pas de montrer ce que l’IA peut faire. Il faut donner aux participants une méthode pour décider quand l’utiliser, quoi lui transmettre puis comment vérifier sa réponse.

C’est cette autonomie prudente que je veux développer. Pas de la dépendance, pas un effet « wow » de deux heures : une compétence que la personne peut encore utiliser intelligemment une fois que je ne suis plus là.

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